Wagram ou la bataille des revanches
La bataille de Wagram, ou plutôt la bataille où l'artillerie écrira son histoire. En effet l'arme de l'artillerie possède une puissance de feu décisive dans les combats dont les fantassins ne peuvent se passer. Par le chant de ses canons elle permet de percer les lignes ennemies afin de faire avancer les troupes vers la victoire.
Elle s'illustrera particulièrement lors de la bataille de Wagram du 5 au 6 juillet 1809, en Autriche.
Et cette bataille est vue comme une revanche par nos deux belligérants.
Nous avons, d'une parts les Autrichiens de l'Archiduc Charles de Habsbourg, qui désire retrouver son statut de puissance européenne, statut qu'il perdit après sa défaite à Austerlitz ( le 2 décembre 1805 ).
Pour cette revanche il s'associera dans la 5e coalition à l'Angleterre, ennemis de toujours de l'empereur, avec pour objectif de récupérer les terres dont il fut privé après sa défaite.
D'autre part, nous avons Napoléon qui n'accepte pas sa défaite de la bataille d'Essling du 21 au 22 mai 1809, sa première défaite en 10 ans !
L'assaut sera commandé par la 5e coalition pensant la Grande Armée doublement affaiblie entre l'après Essling et son partage des troupes avec le front Ibérique en pleine guerre péninsulaire ( 1807 - 1813 ).
La réponse de l'empereur sera de faire appel à 300 élèves-officiers Saint-Cyriens
Et notre artillerie jouera son rôle décisif par une batterie de 100 canons perçant les lignes ennemies, laissant le champ libre aux troupes à pied.
Wagram deviendra ainsi l'une des batailles les plus connues. En deux jours, ce n'est pas moins de 300 000 hommes présents sur le front avec des pertes humaines avoisinant les 80 000 hommes
Depuis, chaque 6 juillet, le souvenir de la bataille de Wagram se célèbre dans l'armée de terre où nos régiments d'artillerie célèbrent leurs faits d'armes et l'importance que l'artillerie gagnera à l'issue de la bataille, toujours fidèle à leur devise : ULTIMA RATIO RÉGUM.
par Aurélie DUCOULOMBIER.
